Énergie

Côte d’Ivoire : Faut-il punir les fraudeurs à l’électricité ?

La fraude à l’électricité est devenue un phénomène endémique en Côte d’Ivoire. Elle touche tous les groupes socio-professionnels, du citoyen lambda aux industriels et personnalités publiques. Selon les statistiques officielles, ce phénomène a fait perdre plus de 40 milliards de FCFA à l’Etat ivoirien. Pour y faire face, le gouvernement a lancé une vaste campagne de répression qui a abouti à l’arrestation de centaines de personnes. Si le gouvernement s’en est réjoui, peut-il croire qu’elle soit la solution idoine pour juguler ce fléau? Pas sûr, et ce pour plusieurs raisons.

Électricité en Afrique du Sud : la concurrence, amie des consommateurs

Un marché de l'électricité a un effet salutaire sur le comportement de tous les acteurs de la production et de la fourniture d'électricité. Les centrales électriques, les réseaux de transport, les réseaux de distribution, les grossistes et les détaillants ont un comportement plus favorable au consommateur lorsqu’ils sont en concurrence. Eskom, monopole d’État en Afrique du Sud est bien mal placée pour gérer un secteur aussi important pour le développement. Les exemples de l’UE, des États-Unis ou encore de la Nouvelle-Zélande prouvent que la concurrence est bénéfique.

4 conseils pour promouvoir l’énergie solaire en Afrique

L’essor de l’énergie solaire dans les pays africains est étonnamment faible. Le continent représente seulement 9% de la capacité mondiale installée de photovoltaïque (PV), technologie qui  permet de convertir la lumière du soleil en électricité en utilisant des matériaux semi-conducteurs. Le taux de production d'énergie par le photovoltaïque est passé de 1% en 2010 à seulement entre 3% et 4% en 2013. Cela en dépit de l’extraordinaire exposition solaire de l’Afrique (la plupart des pays du continent africain reçoivent entre 4 à 6 kWh/m2/jour la plupart des mois de l'année).

Cameroun : Comment résorber le déficit énergétique?

Point d’industrie sans énergie. Cette assertion est d’autant plus vraie qu’au Cameroun, la centrale hydroélectrique d’Edéa 1 avait été construite en 1953 entre autres pour alimenter l’industrie électrochimique de la société ALUCAM. Mais depuis lors, le développement énergétique n’a pas suivi la croissance démographique qui s’est stabilisée autour de 3% depuis les années 1976. Ainsi depuis une vingtaine d’années, le pays vit au rythme des coupures intempestives d’électricité qui font fonctionner au ralenti les activités économiques. Dans le débat public, la question n’est plus de savoir à qui la faute dans la mesure le problème de déficit d’investissements (déficit de l’offre) et de gestion patrimoniale depuis la création de la Société Nationale d’Electricité du Cameroun (SONEL) en 1974 est connu. La question qui taraude les esprits est de savoir comment résoudre durablement ce problème.

4 propositions pour un boom énergétique en Afrique

La moitié des personnes dans le monde vivant sans électricité résident en Afrique. En Afrique sub-saharienne, on compte 600 millions de personnes sans accès à l'électricité. La capacité électrique installée dans toute l'Afrique sub-saharienne, hors Afrique du Sud, ne dépasse pas les 28 000 mégawatts, ce qui est égal à la capacité de la seule Argentine.