Pauvreté

Les pauvres en Afrique : malédiction ou opportunité?

« Accessibilité » et « Abordabilité » sont des concepts qui sont en train d’élargir les horizons des marchés. Les systèmes qui améliorent l'accès aux services financiers et de communication ont transformé la façon dont les populations à faible revenu sont perçues en Afrique. Les industries de détail, de boissons, de la téléphonie mobile et de services bancaires au Kenya engrangent des milliards de shillings de bénéfices en prêtant attention au « milliard d'en bas ».

La pauvreté mondiale divisée par deux : à qui revient le mérite ?

Le monde a réduit de moitié l'extrême pauvreté lors des deux dernières décennies, faisant passer son taux de 36% en 1990 à 18% en 2010. Selon la dernière édition du rapport d'étape de l'ONU sur les OMD (2014), le premier objectif, et peut-être le plus important de tous, à savoir «  réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de personnes dont le revenu est inférieur à 1,25 dollar par jour », a été atteint cinq ans en avance par rapport à l’échéance 2015. Ledit rapport « réaffirme que les OMD ont fait une différence profonde dans la vie des gens ».

La richesse cachée des pauvres en Afrique

Chaque année, les Nations Unies évaluent le taux de pauvreté dans le monde et réalise un classement des pays. Cela permet aux populations de se situer par rapport au reste du monde et incite les gouvernements à prendre conscience de la profondeur du problème, et à engager une réflexion sur les moyens de faire reculer la pauvreté dans leurs pays. On peut cependant s’interroger sur le mode de calcul de ce taux. Quelles sont les variables prises en compte dans la détermination de cet indicateur et de sa pertinence pour rendre compte de la réalité de la pauvreté en Afrique?

Nigeria : les subventions au pétrole volent les pauvres

Les subventions sont souvent présentées comme un moyen de redistribuer les richesses et d’augmenter le bien-être des populations pauvres. En effet, la plupart des pays, mettent en place des subventions largement affichées comme des politiques pro-pauvres. L'expérience récente confirme cependant l’inefficacité de nombreuses subventions. C'est notamment le cas de la subvention du pétrole. Il en émerge de nombreuses allégations, incluant un paiement inapproprié de 700 millions de Nairas (4.458 millions $) de subvention quotidienne pour le pétrole.

Le pétrole, techniquement appelé (DPK) est essentiellement utilisé pour les tâches ménagères comme la cuisine au fourneau. Il est couramment utilisé par des personnes à faible revenu et des habitants de zones  non-urbaines. Les subventions au pétrole sont conçues pour être un moyen de rendre la vie  plus  facile à cette population. Des faits émergeants des investigations en cours  et les allégations de corruption ont cependant montré que la subvention au pétrole, comme la plupart des autres, a été un échec et est criblée de corruption. Malgré les échecs avérés des différentes formes de subventions, les décideurs politiques, soit par manque de connaissances ou pour gagner en popularité, feignent d’ignorer ces échecs mettant inlassablement en place de nouveaux modèles de subvention.

Pour replacer le contexte, il faut préciser que le pétrole est un produit importé. Le taux de consommation quotidien est de 12 millions de litres et le prix au débarquement est de 152 Nairas par litre selon l’Agence de la Tarification des Produits Pétroliers et de Régulation. Le prix officiel est de 50 Nairas par litre, ce qui signifie que le gouvernement subventionne à hauteur de 102 Nairas chaque litre de pétrole.

Pourquoi tant de pauvres ne peuvent-ils pas améliorer leur sort ?

Alors que l'église et les moralistes chrétiens ont toujours parlé des riches et des pauvres, et ont condamné ceux qui ont mis la fortune, ou tout autre chose, au-dessus de la vie éternelle, ce n'est qu’au 20ème siècle que les autorités de l'église ont commencé à faire fréquemment des déclarations sur le nombre des riches et des pauvres.