Maroc

Maroc : les jeunes sont-ils intrinsèquement « fonctionnairophiles »?

Maroc-les jeunes attirés par la fonction publique

Au moment où des jeunes enseignants contractuels continuent leur grève afin de protester contre l’introduction de la contractualisation dans l’éducation nationale et la remise en cause de la sécurité d’emploi à vie, ces jeunes sont présentés comme étant des inconditionnels de la fonction publique. Et ils ne sont pas les seuls qui sont qualifiés comme tel, puisque si l’on en juge par la dernière enquête nationale socioéducative disponible (2016), 60% des bacheliers au Maroc n’ont d’yeux que pour la fonction publique. Alors, s’agit-il d’une culture de fonctionnariat qui a été normalisée au fil du temps dans le pays ou la vérité est-elle ailleurs ?

Maroc : Comment lutter contre la spoliation foncière légale?

Se faire dépouiller « légitimement » de son bien immobilier (Frédéric Bastiat parlait de spoliation légale), c’est possible au Maroc. Non seulement la loi comporte des failles exploitables par les spoliateurs, mais les autorités se sont longtemps renvoyées ‘la patate chaude’. Cette inertie a nécessité l’intervention du monarque qui, par une lettre adressée au ministre de la justice, a suscité la mise en place de quelques mesures. D’aucuns se réjouiront des réformes entreprises depuis l’injonction royale, qui vont dans le bon sens, mais ont-elles pu arracher le mal à la racine ?

Maroc : « bricoler » une loi de finances pour racheter la paix sociale

Le projet de loi de finances (PLF) 2019, adopté au conseil du gouvernement, a été présenté et déposé au parlement, le 22 octobre dernier pour discussions et amendements. Malheureusement, les lois de finances se suivent et se ressemblent, sans qu’il n’y ait une vraie rupture susceptible de donner une impulsion à l’économie marocaine.

Maroc : Cessez les tests hypocrites de virginité !

Dans un communiqué conjointement publié par trois institutions onusiennes – l’OMS, le HCDH et l’ONU Femmes – plusieurs pays, dont le Maroc, seront exhortés à bannir la pratique des tests de virginité. Très répandue dans le royaume, cette pratique dénote le rapport hypocrite des Marocains vis-à-vis de la sexualité, très particulièrement féminine. La virginité s’érige en mythe fondateur de l’honneur de la fille, et partant, celui de sa famille et de la société toute entière. Mais n’est-il pas enfin temps de démystifier ce mythe ? Nombre d’arguments d’ordre religieux, éthique, juridique, et médical militent en effet pour l’abandon de cette pratique.

Maroc : Les femmes « Soulaliyates » exclues des terres collectives !

Estimées à 15 millions d’hectares (soit 35% environ des terres au Maroc),[1] les terres collectives représentent un enjeu économique de taille. Pourtant, dans un pays sensé être un État de droit, l’accès à la propriété de ces terres demeure encore « genré », dans la mesure où la gente féminine – désignée par femmes Soulaliyates – subissent l’injustice d’en être exclues, une exclusion qui en dit long sur le manque de parité entre les deux sexes au Maroc. Pourquoi cette aberration perdure-t-elle encore ?