Libye

Libye : une ingérence internationale à éviter

La Libye est sous domination des ingérences occidentales contradictoires

Lorsque le maréchal Khalifa Hafter a lancé son offensive militaire début avril pour se saisir de Tripoli, capitale de la Libye, les États-Unis et ses alliés européens semblaient unis quant à la politique à adopter : s'opposer catégoriquement à son initiative. L’Armée nationale libyenne (ANL) de Haftar est le bras militaire d’un gouvernement rival sis à Benghazi qui s’oppose au Gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli, que les Nations Unies et la plupart des pays occidentaux considèrent comme le gouvernement légitime de la Libye.

Libye : 3 défis à relever avant les élections

La Déclaration de Paris du 29 mai 2018, laquelle est obtenue à la faveur de la Conférence Internationale sur la Libye, se situe dans le sillage d’une solution à la crise libyenne. L’un des points phares de cet accord politique est l’organisation des élections d’ici le 10 décembre 2018. L’idée maîtresse de cette démarche repose sur l’argument selon lequel sans élections, la crise libyenne se prolongerait.  Toutefois, des élections dans le contexte actuel constituent-t-elles une panacée pour sortir de l’impasse politique libyenne?

Quelle est la responsabilité de l’Occident dans le chaos libyen ?

L’effondrement de la « Jamahiriya » en 2011, a été un événement important dont les retombées dépassaient les seules frontières libyennes. La dimension incontestablement interne des revendications de la population libyenne, n’en a pas empêché l’internationalisation. Ainsi, des facteurs externes sont venus s’ajouter à des considérations internes, le tout retardant l’aboutissement de la transition démocratique en Libye.  L’interventionnisme international excessif dans les affaires du pays, a-t-il contribué à l’enterrement du rêve démocratique libyen ?

Lampedusa : qui sont les responsables ?

Début octobre 2013 de nombreux migrants africains sont morts et plusieurs autres ont été portés disparus après qu’un bateau les transportant vers l’Europe a sombré au large de l’île méridionale italienne de Lampedusa. Plus de 200 corps ont été récupérés et d’autres ont été trouvés à l’intérieur de l’épave. Les passagers se seraient jetés à la mer après qu’un incendie s’est déclaré à bord. La plupart des personnes sur ce bateau venaient de Libye, d’Érythrée et de Somalie, selon l’Organisation des Nations Unies (ONU). Cet accident choquant et douloureux a suscité bien des débats quant à savoir qui sont les coupables.

Syrie : la leçon libyenne oubliée

La décision de l’administration Obama d’accroître l’aide aux rebelles syriens, y compris maintenant une aide militaire, semble indiquer que les États-Unis deviennent peu à peu un participant à la guerre civile syrienne.