Liberté économique

Le malaise français

Emmanuel Martin, le 20 mars 2009 - L’hiver s’est achevé par un sérieux coup de froid social en France le jeudi 19 mars, où des manifestations ont réuni de 1,2 à 3 millions de personnes, selon les différentes sources policières et syndicales. L’ampleur du mouvement ne se mesure pas simplement à l’aune des chiffres mais aussi au fait que de nombreux non-syndiqués et novices de la grève ont participé à cette journée de contestation sociale. En ligne de mire, la politique de M. Sarkozy et du gouvernement Fillon, mais aussi l’attitude de Mme Parisot du Medef : pas assez de « social ». Et en temps de récession les demandes sont encore plus grandes qu’à l’habitude. On comprend l’angoisse des salariés, mais la France a-t-elle pour autant une marge de manœuvre ?

Le Burkina Faso et l’Indicateur International en matière de Droits de Propriété

Mahamadou Sinte le 5 mars 2009 - La propriété est une institution fondamentale pour le développement économique. Parce qu'elle permet de responsabiliser, elle fournit l'incitation à investir : elle est le fondement de l'action de l'homme dirigée vers le futur. Elle est aussi un instrument indispensable de la dignité humaine. Elle mèle donc son caractère efficace avec sa dimension profondément morale. Il est donc important de la mesurer à des fins de réforme pour le développement.

Le grand débat

Richard Rahn, Le 26 février 2009 - L’opinion publique peut se sentir quelque peu désorientée par le fait que les économistes, y compris des Prix Nobel, ont des opinions contraires dans le débat sur les origines de la récession et sur les plans de relance. Pour simplifier, il y a essentiellement deux écoles de pensée. La première est composée d’économistes de l’école autrichienne et de l’école de Chicago, influencés par les enseignements de Friedrich Hayek (1899-1992) et Milton Friedman (1903-2007). La deuxième école est dite « keynésienne », suivant l’héritage de John Maynard Keynes (1883-1846) et de ses disciples.

La route de la servitude

Les renationalisations tous azimuts, les socialisations des pertes de banques et autres mesures politiques censées endiguer la crise soulèvent la question désormais du chemin que prennent nombreuses sociétés, notamment en occident. Ce serait un « retour de l'Etat » et la victoire de l’interventionnisme sur le néolibéralisme, du keynésianisme sur le laisser-faire.

Entreprises : on a besoin des petites... comme des grandes

Vincent Geloso le 14 janvier 2009 - Au Canada, dès qu’une campagne électorale commence beaucoup d’hommes politiques expliquent que ce sont les petites entreprises qui mènent l'économie canadienne. Ainsi, il faudrait, selon eux, diminuer leur fardeau fiscal et réduire leur paperasserie de manière à les aider dans leur concurrence avec les grandes entreprises.