Liberté économique

Vide juridique

Michel de Poncins, le 28 mai 2009 - A Paris, les motos-taxis se développent : des jeunes entreprenants se lancent, parfois après un chômage sans issue apparente, et ils apportent une réponse intelligente à l’encombrement inévitable des rues. Les taxis habituels, malgré les couloirs réservés, n’offrent qu’une réponse imparfaite. La moto-taxi est une façon d'arriver plus vite à destination, ceci certes avec un confort imparfait : chacun est libre ainsi d'arbitrer entre son confort, les risques qu'il prend, et son objectif de rapidité. Les politiques invoquent alors le « vide juridique » et se proposent d’encadrer cette activité prometteuse.

Post-politique de Mathieu Laine

Le 14 mai 2009 - La crise va-t-elle précipiter le monde dans une hyper-régulation et un hyper-paternalisme sans doute inquiétant ? Pour Mathieu Laine, avocat, maître de conférences à Sciences-Po et directeur du think-tank Altermind, contrairement à l’opinion majoritaire actuellement, le politique a touché à ses limites. C’est la thèse de son ouvrage intitulé Post-politique, publié aux éditions JC Lattès.

Le Botswana : une exception africaine

Errachid Majidi - Le 29 avril 2009. Au milieu du tableau sombre dressé par les médiocres résultats économiques et politiques des pays africains depuis leurs indépendances, le Botswana semble exceptionnellement sortir du lot. Ce pays de l’Afrique australe qui a les mêmes conditions géographiques et historiques, considérées comme des facteurs de blocage dans d’autres pays, a pu instaurer dès son indépendance un système politique démocratique et a connu une croissance économique stable. Dans ce cadre, il nous paraît légitime de poser deux questions

Débat : faut-il ouvrir les terres africaines aux investisseurs agricoles étrangers ?

James Shikwati Vs. Franklin Cudjoe - Le 27 Mars 2009 - Nous vous proposons aujourd’hui un débat autour de la question de savoir si les terres africaines doivent être ouvertes à des baux pour être cultivées par des investisseurs étrangers. L’argument est que cela pourrait faire reculer la faim en Afrique. Deux économistes africains, James Shikwati, directeur de l’Inter Region Network au Kenya, qui publie AfricanExecutive.com et Franklin Cudjoe, directeur du think tank IMANI au Ghana et rédacteur d’AfricanLiberty.org, débattent sur le sujet.

Le malaise français

Emmanuel Martin, le 20 mars 2009 - L’hiver s’est achevé par un sérieux coup de froid social en France le jeudi 19 mars, où des manifestations ont réuni de 1,2 à 3 millions de personnes, selon les différentes sources policières et syndicales. L’ampleur du mouvement ne se mesure pas simplement à l’aune des chiffres mais aussi au fait que de nombreux non-syndiqués et novices de la grève ont participé à cette journée de contestation sociale. En ligne de mire, la politique de M. Sarkozy et du gouvernement Fillon, mais aussi l’attitude de Mme Parisot du Medef : pas assez de « social ». Et en temps de récession les demandes sont encore plus grandes qu’à l’habitude. On comprend l’angoisse des salariés, mais la France a-t-elle pour autant une marge de manœuvre ?