Liberté économique

Prospérité en Afrique: Maurice donne la recette

Ile Maurice, paysage-recette-de-prosperité-pour-Afrique

Selon le dernier rapport annuel sur la liberté économique dans le monde (EFW), le rang de l’Afrique du Sud en matière de liberté économique s’est considérablement détérioré, passant de la 46ème position en 2000 à la 110ème cette année. L’Île Maurice quant à elle troque désormais la 8ème place du classement général contre sa 26ème position en 2000. Si l'Afrique du Sud avait suivi la voie mauricienne et renforcé le niveau de liberté économique, les Sud-Africains seraient aujourd'hui en meilleure santé, plus riches et plus heureux.

Afrique du Sud : réguler Airbnb au détriment du client !

L’office de tourisme en Afrique du Sud (Tourism Business Council of SA, TBCSA) a appelé le gouvernement à réglementer les Airbnb opérant sur le territoire national. Selon le TBCSA, Airbnb menacerait la survie des fournisseurs de services d'hébergement classiques, tels que les hôtels, ce qui pourrait entrainer des pertes d'emplois. Au lieu de se remettre en cause et d’examiner les faiblesses des opérateurs classiques, le TBCSA a préféré se tourner vers le gouvernement pour qu’il use de son pouvoir de coercition en vue de restreindre la concurrence.

 

La liberté économique, une arme contre la pauvreté

Selon le classement de la liberté économique mondiale en 2018, l’Afrique du Sud occupe le 110ème rang contre le 46ème en 2000. Est-il inquiétant que son classement ait chuté de 64 places en 18 ans, pour se situer en dessous du Swaziland et juste au-dessus de la Namibie et du Lesotho? Devrons-nous nous alarmer de cette terrible régression?

L’Algérie en roue libre ?

En dépit de ses richesses naturelles, l’Algérie connait des problèmes de développement et d’inégalités récurrents. C’est grâce à la redistribution des revenus des ressources des hydrocarbures aux populations que le pouvoir évite les soulèvements et maintient son "système", comme l'appellent les Algériens. En 2014, la chute du prix du baril de pétrole a amplifié la situation de détresse du pays. Fin 2017 le gouvernement a lancé une stratégie de la planche à billets afin de boucher les déficits, payer les fonctionnaires et continuer ses redistributions hypnotiques. Le gouvernement devrait surtout engager des réformes mais, la remontée des cours de l’or noir au printemps 2018, combinée à la planche à billets, semble lui avoir redonné une marge de manœuvre pour maintenir le statu quo… avant les élections d’avril 2019.

Le Zimbabwe en manque de liberté d’entreprendre

Votée en 2008, la loi d'indigénisation et d'émancipation économique du Zimbabwe  consistait à n’autoriser qu’une part minoritaire des étrangers dans les sociétés zimbabwéennes. Cette loi qui restreignait l’investissement des étrangers dans l’économie zimbabwéenne, est aujourd’hui remise en cause pour engager le pays sur la voie de la libéralisation. Que faut-il espérer d’une telle loi ?