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Prêts chinois: opium de l’Afrique

Des informations crédibles font état de pourparlers entre le gouvernement zambien et la Chine à propos de la cession à la Chine de la société nationale d’électricité ZESCO. Cette cession fait suite à l’incapacité de la Zambie à rembourser sa dette à la Chine. C’était prévisible puisque les Chinois contrôlent déjà la société de radio télévision du pays (ZNBC). L’aéroport principal de Lusaka pourrait également être leur prochaine cible. La Zambie est réellement en difficulté. Les autres bénéficiaires africains des prêts chinois se préparent au même sort si jamais ils ne peuvent pas respecter leurs échéances de remboursement.

L’Afrique du Sud sur les traces du Zimbabwe ?

Le gouvernement d’Afrique du Sud a annoncé, le 4 septembre dernier, que le produit intérieur brut du pays avait chuté de 0,7%, alors qu’il devait augmenter de 0,6%. Selon le magazine « Business Insider », la baisse enregistrée au deuxième trimestre fait suite à une contraction de 2,6% de l’économie. C’est officiel: l’Afrique du Sud est en récession, la première depuis une décennie.

Ghana : la laïcité menacée?

La reconnaissance de la laïcité est universellement importante. La religion et la politique sont des entités de nature distincte. La religion est conduite par la foi et non par la raison. La seule chose qui relie les deux est la loi qui régit la conduite des personnes. Au Ghana, la controverse actuelle sur la construction d'une cathédrale nationale soulève des inquiétudes quant à l’étendue de l'influence du pouvoir politique. On doit alors se demander quelle sera l’issue d’une alliance entre le gouvernement et le clergé partageant tous deux l’objectif de consolider leur pouvoir?

Cameroun : 4 erreurs à éviter lors des prochaines présidentielles

Les Camerounais se rendront aux urnes le 07 octobre 2018 pour choisir leur prochain Président de la République. Paul Biya âgé de 86 ans et au pouvoir depuis 36 ans affrontera 8 autres candidats dont deux habitués et six nouvelles faces. Pour les uns, les dés sont pipés d’avance dans la mesure où le Président sortant détiendrait déjà toutes les cartes en main et pour les autres, c’est le moment à ne pas rater ; le moment de la révolution par les urnes ; le moment de faire plier le « vieil octogénaire ». 

Pas de droits de propriété, pas d’investissements !

Le président d’Afrique du Sud, Ramaphosa, a récemment envoyé quatre personnes chargées de la promotion des investissements étrangers. Leur mission était de lever 100 milliards de dollars d’investissements au cours des cinq prochaines années. L’un de ces émissaires, l’ancien ministre des Finances, Trevor Manuel, s’est étonné que la question foncière soit un réel frein pour les investisseurs. Cela semblait pourtant évident alors que l'article 25 de la Constitution doit être amendé, supprimant ainsi la garantie des droits de propriété. Pourquoi un investisseur rationnel choisirait-il de mettre en péril son argent et ses biens en investissant en Afrique du Sud?