Terrorisme

Une idéologie alternative contre la radicalisation au Kenya

Lorsque les rapports sont tombés confirmant que Mohamed Abdullahi Abdirahim, juriste de formation et fils du chef du gouvernement à Mandera, était le cerveau de l'attaque terroriste brutale qui a tué 148 étudiants à Garissa University College, le 2 avril 2015, l'ensemble du pays a été choqué. La conscience de la nation a été piquée au vif et un message subtil mais glacial a été envoyé : personne, indépendamment de son statut social n’est à l'abri de tomber dans la radicalisation et l'idéologie extrémiste.

Nigeria : l’urgence d’encadrer les milices d’autodéfense.

La lutte contre la secte Haram Boko Haram[1] est désormais une réalité plurielle. En plus de la répression armée et judiciaire régionale, il faut aussi compter sur l’action des milices d’auto défense. Seulement, l’existence de ces milices, formées essentiellement de civils aspirant à priori à  recouvrer un environnement social stable dénué de violence politique, n’est pas sans poser des problèmes.

Kenya : quand les lois anti-terroristes renforcent le terrorisme

Récemment promulguées au Kenya, les lois anti-terroristes semblent avoir divisé le pays en raison de la négligence et de la manière précipitée avec laquelle elles ont été élaborées, débattues et adoptées. Le gouvernement actuel a poussé, de manière irresponsable, vers une pensée dichotomique de type : « soit vous supportez les lois  sécuritaires, soit vous êtes un sympathisant terroriste ». Cette vision du monde en noir et en blanc est souvent le reflet de l'intolérance sous-jacente, et la paresse intellectuelle qui conduisent à des conclusions erronées.

Lutte contre Boko Haram : stopper la radicalisation

Le 22 décembre 2014, l’un des camps d’instruction du groupe islamiste Boko Haram a été démantelé au nord du Cameroun, dans la localité de Guirvidig, la secte recrutait des enfants âgés de 7 à 12 ans pour leur apprendre l'islamisme radical et le djihadisme. Le spectacle est intenable. Pendant que les uns meurent, d’autres se font recruter même volontairement. Le 28 décembre 2014, c’est plus d’un millier de jeunes radicalisés qui ont accompagné la secte islamique dans l’envahissement du camp militaire camerounais d'Achigachia et le hissage de leur drapeau dans la localité. Les seules stratégies militaire et judiciaire sont-elles suffisantes pour lutter de façon efficace et efficiente contre Boko Haram ?

Nigéria : Au-delà du Hashtag #BringBackOurGirls

L'économiste Milton Friedman, lauréat du prix Nobel, disait que « la meilleure façon pour résoudre les problèmes consiste rendre politiquement profitable pour les mauvaises personnes de faire la bonne chose ». Cette déclaration résume bien ce que la campagne #BringBackOurGirls tente d'accomplir. Quand les filles seront enfin secourues, le gouvernement nigérian est susceptible de devenir lyrique sur son engagement pour la sécurité nationale, mais rappelons que ce fut le même gouvernement qui a choisi le silence quand il fallait agir.