Terrorisme

Kenya: quand les médias aident le terrorisme

Suivant le Manuel de l’armée de terre des États-Unis (1996), « dans la guerre, l'information est la clé de la victoire ». Chaque bon soldat sait que les guerres conventionnelles et non-conventionnelles sont menées sur plusieurs fronts. Aujourd’hui, pour aboutir à la victoire, il ne suffit pas de gagner des batailles importantes sur le terrain, mais il faut également gagner les cœurs et les esprits des gens dans les pays ou territoires de l'assaut. L'exploitation stratégique des informations est essentielle dans toute guerre ou bataille et peut influer sur le résultat final du conflit. Même les putschistes militaires savent que pour déloger un régime politique existant ils doivent d'abord saisir les stations de radiodiffusion nationales pour contrôler la circulation de l'information, attiser les émotions contre le régime et garder le soutien du peuple.

Pourquoi les Étas-Unis doivent renoncer à la guère terrestre contre l’État Islamique (EIIL)

Les appels des conservateurs à une intervention plus musclée pour détruire l’État Islamique d’Irak et du Levant (EIIL) se font de plus en plus pressants et ne feront que croître à l’approche de la campagne de la prochaine présidentielle. Bien que le public américain ait identifié le groupe militant islamique comme une menace importante et exige que des mesures soient prises, une autre guerre terrestre menée par les États-Unis serait une mauvaise réponse. La guerre est inutile, désastreuse, coûteuse et contre-productive.

Une idéologie alternative contre la radicalisation au Kenya

Lorsque les rapports sont tombés confirmant que Mohamed Abdullahi Abdirahim, juriste de formation et fils du chef du gouvernement à Mandera, était le cerveau de l'attaque terroriste brutale qui a tué 148 étudiants à Garissa University College, le 2 avril 2015, l'ensemble du pays a été choqué. La conscience de la nation a été piquée au vif et un message subtil mais glacial a été envoyé : personne, indépendamment de son statut social n’est à l'abri de tomber dans la radicalisation et l'idéologie extrémiste.

Nigeria : l’urgence d’encadrer les milices d’autodéfense.

La lutte contre la secte Haram Boko Haram[1] est désormais une réalité plurielle. En plus de la répression armée et judiciaire régionale, il faut aussi compter sur l’action des milices d’auto défense. Seulement, l’existence de ces milices, formées essentiellement de civils aspirant à priori à  recouvrer un environnement social stable dénué de violence politique, n’est pas sans poser des problèmes.

Kenya : quand les lois anti-terroristes renforcent le terrorisme

Récemment promulguées au Kenya, les lois anti-terroristes semblent avoir divisé le pays en raison de la négligence et de la manière précipitée avec laquelle elles ont été élaborées, débattues et adoptées. Le gouvernement actuel a poussé, de manière irresponsable, vers une pensée dichotomique de type : « soit vous supportez les lois  sécuritaires, soit vous êtes un sympathisant terroriste ». Cette vision du monde en noir et en blanc est souvent le reflet de l'intolérance sous-jacente, et la paresse intellectuelle qui conduisent à des conclusions erronées.