Terrorisme

Guerre contre le terrorisme en Afrique : les sages conseils de Kofi Annan

De la Mauritanie à l'ouest jusqu’à la Somalie à l'est, le drapeau du « Jihad » est dressé. Plus d'une douzaine de pays d'Afrique sub-saharienne sont concernés, et des dizaines de milliers de personnes en sont déjà mortes. Les attaques dans de nombreux endroits sont une réalité quotidienne ou hebdomadaire. Désormais, les groupes extrémistes locaux sont reliés les uns aux autres au-delà des frontières, et même mondialement comme Al-Qaïda ou Daech (EIIL). Du fait de ces affiliations, ils sont généralement vus à travers le prisme de la guerre mondiale contre le terrorisme islamiste. Un prisme qui néglige ce qu'ils ont en commun avec d'autres insurrections sur le continent, ce qui n'a rien à voir avec l'islam.

Déchéance de nationalité française: antidote crédible au terrorisme ?

Les attentats parisiens du 13 novembre 2015 auront été les attentats les plus meurtriers jamais réalisés sur le sol français. Le bilan est estimé à 129 morts et 353 blessés selon les autorités françaises. Pour éviter que de tels actes ne se reproduisent sur son sol, le gouvernement français a entrepris une série de mesures. L’une d’entre elle est la présentation d’un projet de loi sur la déchéance de nationalité pour les binationaux ayant commis des actes terroristes. Ce projet de loi, déjà approuvé par le parlement français, a soulevé un tollé dans la presse, suscité de vifs débats, et conduit à la démission du Ministre français de la justice Christiane Taubira.

Tunisie : Lutte contre le terrorisme face aux droits et libertés individuels

Il ne fait aucun doute que l’attentat-suicide contre un bus de la garde présidentielle dans le centre de Tunis mardi 24 novembre 2015, ayant fait 12 morts et 20 blessés parmi les membres des forces de sécurité, a mis la Tunisie, encore une fois, face au dilemme sécurité/liberté. Peu de temps après l’attentat-suicide, l’Assemblée des Représentants du Peuple a adopté une nouvelle loi dite « antiterroriste ». Cette disposition législative renforce les pouvoirs de surveillance des forces de sécurité, et permet aux autorités de procéder à des actes restrictifs des libertés. Pour certains, la lutte contre le terrorisme exige l’abandon des droits et libertés individuels. D’autres continuent à croire que liberté et sécurité sont conciliables, voire complémentairesL’efficacité de la guerre contre le terrorisme, implique-t-elle forcément le sacrifice des droits et libertés individuels ?

Pourquoi 3000 Tunisiens combattent dans les rangs de Daech ?

La Tunisie a toujours été regardée comme une lueur d’espoir, le « cliché » du libéralisme et du sécularisme arabe. Par conséquent, le seul fait de parler de la Tunisie conduira à évoquer, avec une sorte de déception et de panique, les 3000 combattants tunisiens qui ont rejoint  Daech (Etat Islamique en Irak et au Levant, EIIL). Le problème résiderait dans l’altération du processus de construction de la nation, lequel a débuté soixante ans auparavant, et qui a laissé certains Tunisiens se sentir étrangers dans leur propre pays.

Attentats-suicides au Cameroun : quatre pièges - quatre solutions

Depuis juillet 2015, le Cameroun a connu à lui seul plus de cinq attentats-suicides ayant causé plus de 50 morts. Le 3 septembre 2015, à elles seules, les attaques de Kerawa, petite localité frontalière du Nigeria, ont fait au moins 30 morts et 143 blessés. Ces attaques sont attribuées à la secte islamiste Boko Haram qui aurait pour but de défier la Force mixte multinationale (Nigeria-Niger-Tchad-Cameroun-Bénin). Elles marquent aussi le changement de stratégie de Boko Haram qui ne procède plus par colonnes armées facilement repérables, mais désormais par des attaques kamikazes. Cette situation dramatique crée la psychose sociale et nécessite la prise de mesures adéquates. Deux questions se posent : Quels sont les pièges à éviter ? Et comment prévenir les attentats à l’avenir ?