Terrorisme

Tunisie : Lutte contre le terrorisme face aux droits et libertés individuels

Il ne fait aucun doute que l’attentat-suicide contre un bus de la garde présidentielle dans le centre de Tunis mardi 24 novembre 2015, ayant fait 12 morts et 20 blessés parmi les membres des forces de sécurité, a mis la Tunisie, encore une fois, face au dilemme sécurité/liberté. Peu de temps après l’attentat-suicide, l’Assemblée des Représentants du Peuple a adopté une nouvelle loi dite « antiterroriste ». Cette disposition législative renforce les pouvoirs de surveillance des forces de sécurité, et permet aux autorités de procéder à des actes restrictifs des libertés. Pour certains, la lutte contre le terrorisme exige l’abandon des droits et libertés individuels. D’autres continuent à croire que liberté et sécurité sont conciliables, voire complémentairesL’efficacité de la guerre contre le terrorisme, implique-t-elle forcément le sacrifice des droits et libertés individuels ?

Pourquoi 3000 Tunisiens combattent dans les rangs de Daech ?

La Tunisie a toujours été regardée comme une lueur d’espoir, le « cliché » du libéralisme et du sécularisme arabe. Par conséquent, le seul fait de parler de la Tunisie conduira à évoquer, avec une sorte de déception et de panique, les 3000 combattants tunisiens qui ont rejoint  Daech (Etat Islamique en Irak et au Levant, EIIL). Le problème résiderait dans l’altération du processus de construction de la nation, lequel a débuté soixante ans auparavant, et qui a laissé certains Tunisiens se sentir étrangers dans leur propre pays.

Attentats-suicides au Cameroun : quatre pièges - quatre solutions

Depuis juillet 2015, le Cameroun a connu à lui seul plus de cinq attentats-suicides ayant causé plus de 50 morts. Le 3 septembre 2015, à elles seules, les attaques de Kerawa, petite localité frontalière du Nigeria, ont fait au moins 30 morts et 143 blessés. Ces attaques sont attribuées à la secte islamiste Boko Haram qui aurait pour but de défier la Force mixte multinationale (Nigeria-Niger-Tchad-Cameroun-Bénin). Elles marquent aussi le changement de stratégie de Boko Haram qui ne procède plus par colonnes armées facilement repérables, mais désormais par des attaques kamikazes. Cette situation dramatique crée la psychose sociale et nécessite la prise de mesures adéquates. Deux questions se posent : Quels sont les pièges à éviter ? Et comment prévenir les attentats à l’avenir ?

Kenya: quand les médias aident le terrorisme

Suivant le Manuel de l’armée de terre des États-Unis (1996), « dans la guerre, l'information est la clé de la victoire ». Chaque bon soldat sait que les guerres conventionnelles et non-conventionnelles sont menées sur plusieurs fronts. Aujourd’hui, pour aboutir à la victoire, il ne suffit pas de gagner des batailles importantes sur le terrain, mais il faut également gagner les cœurs et les esprits des gens dans les pays ou territoires de l'assaut. L'exploitation stratégique des informations est essentielle dans toute guerre ou bataille et peut influer sur le résultat final du conflit. Même les putschistes militaires savent que pour déloger un régime politique existant ils doivent d'abord saisir les stations de radiodiffusion nationales pour contrôler la circulation de l'information, attiser les émotions contre le régime et garder le soutien du peuple.

Pourquoi les Étas-Unis doivent renoncer à la guère terrestre contre l’État Islamique (EIIL)

Les appels des conservateurs à une intervention plus musclée pour détruire l’État Islamique d’Irak et du Levant (EIIL) se font de plus en plus pressants et ne feront que croître à l’approche de la campagne de la prochaine présidentielle. Bien que le public américain ait identifié le groupe militant islamique comme une menace importante et exige que des mesures soient prises, une autre guerre terrestre menée par les États-Unis serait une mauvaise réponse. La guerre est inutile, désastreuse, coûteuse et contre-productive.