insécurité

Boko Haram, dix ans après : les secrets de la longévité

Boko Haram, dix ans après : les secrets de la longévité

De juillet 2009 à juillet 2019, cela fait dix ans que la secte Boko Haram a lancé sa première attaque sur Maiduguri en réponse à l’assassinat de son leader fondateur Mohamed Yusuf. Depuis, le groupe revendique une série interminable d’attaques faisant des milliers de victimes. Entre 2015 et 2016, la secte est annoncée « morte » suite aux actions militaires individuelles et conjointes des Etats touchés. Toutefois, les récentes attaques viennent remettre en cause l’idée d’un Boko Haram en pleine déperdition. Alors comment peut-on expliquer la survie de la secte depuis 2009 ?

Le massacre d’Ogossagou : l’État malien coupable?

massacre d'Ogossagou, responsabilité du gouvernement malien

Le 23 mars 2019, un conflit communautaire a fait au moins 160 morts à Ogossagou, dans le centre du Mali.  Cette attaque imputée aux groupes d’auto-défense Dogon contre les populations Peuls a été présentée par le gouvernement comme un conflit ethnique entre deux communautés rivales. Cependant, peut-on la réduire à ce seul aspect ou d’autres éléments devraient-ils être pris en considération?

Routes meurtrières en Côte d’Ivoire : comment arrêter l’hémorragie?

Du 1er au 15 janvier 2018, le pays a enregistré 1458 accidents de la circulation avec un bilan de 3225 blessés et 81 décès selon les chiffres livrés par le ministère de la santé et de l’hygiène publique. La capitale économique, Abidjan, totalise 47,04% de ces accidents. En 15 jours, la route a déjà fait 10% des décès de l’ensemble de l’année 2017. A ce rythme, elle ferait trois fois plus de victimes en 2018 qu’en 2017.  La cause humaine est à 95 % à l’origine des accidents selon le ministère. Est-ce un problème de trait de caractère ? Est-ce la réaction à un environnement défavorable au civisme routier ?

Les « microbes » en Côte d’Ivoire : symptôme d’une société en crise ?

Les agressions sanglantes et meurtrières perpétrées par les « microbes » se font de plus en plus récurrentes en Côte d’Ivoire. L’agression fatale d’un policier à Yopougon le 31/08/2017, par les « microbes », officiellement appelés « enfants en conflit avec la loi », a mis toute la cité en alerte. Depuis lors, la ville d’Abidjan est soumise à une série d’interventions des forces de l’ordre dénommées « opérations épervier ». Interventions à l’issue desquelles, plusieurs « microbes » sont appréhendés. Pourtant, le 28 septembre dernier, à Adjamé, contre toute attente, une série de nouvelles agressions de ces jeunes délinquants a été enregistrée en pleine journée. Ce problème de « microbes » est-ce un pur phénomène criminel ou le symptôme d’une société ivoirienne en crise ?

Faut-il dissoudre les milices rurales au Burkina Faso?

La sécurité est une fonction régalienne de l’Etat. Il doit assurer la sécurité des biens et des personnes et la défense nationale. L’Etat est pourtant souvent mis à mal dans cette mission surtout dans les pays pauvres. C’est pourquoi, par instinct de survie, les populations développent des mécanismes palliatifs de défense qui, au Burkina Faso, ont pris la forme et le nom de « Koglweogo », les gardiens de la forêt en Moré, l'une des langues parlées dans ce pays. Les « Koglweogo » sont aujourd’hui au cœur d’un houleux débat non résolu sur la question de savoir s’il faut ou pas les intégrer au dispositif sécuritaire burkinabé?