Gouvernance

Cameroun : jusqu’où ira la fermeture du régime ?

Le gouvernement camerounais a réagi de deux façons au vent des révolutions populaires qui souffle sur le continent africain depuis le déclenchement du printemps arabe en décembre 2010. Au début, il a voulu manipuler les jeunes en improvisant, durant l’exercice budgétaire de 2011, le recrutement spécial de 25 000 jeunes dans la fonction publique en décalage avec la loi des finances 2011 et les prévisions budgétaires du pays. Ce recrutement a accentué l’injustice dans la mesure les jeunes recrutés comme « agent de l’Etat » étaient sous-traités par rapport à leurs collègues fonctionnaires à compétences égales.

Mauvaise gestion des entités publiques au Maroc : la racine du mal !

Dans son dernier rapport choc sur les entreprises et établissements publics, la Cour des comptes marocaine a bien épinglé, entre autres, la défaillance de leur gouvernance, la masse salariale de plus en plus pesante, ainsi que l’endettement de plus en plus inquiétant. Ces défaillances persistent en dépit des différentes tentatives de réforme passées. Pourquoi un tel fiasco ?

Cameroun : La séparation des pouvoirs en danger

La question de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le judiciaire et le législatif est au cœur des polémiques autour de la révision du code pénal au Cameroun. Le  débat porte sur « les empiètements du judiciaire sur certaines immunités ». En effet, l’exécutif avait tenté de s’octroyer une immunité (article 127) dans la nouvelle loi n°2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code Pénal soumise avec succès au vote du législatif lors de la session de juin 2016. De quoi s’agit-il et que faire ?

Nigéria : Une assemblée nationale « vautour »

On dit souvent que les dirigeants d'un pays sont le reflet de leur peuple. Mais les Nigérians peuvent se demander comment, alors même qu’ils ont focalisé leur énergie sur un véritable changement de gouvernance, les dieux ont conspiré pour leur offrir des législateurs fédéraux rétrogrades. Lorsque cette volonté de changement s’est manifestée via les urnes, les espoirs ont été nourris pour que le gouvernement soit enfin au service des masses. Ce faisant, les Nigérians ont voté massivement pour un président qui, en dépit de son passé dictatorial, a promu une rupture avec le système de la corruption institutionnalisée menaçant l'avenir du pays.

Côte d’Ivoire : Fallait-il renflouer une banque publique en faillite?

Après les révélations de la commission bancaire de l’UEMOA sur les insuffisances du plan de la gestion de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne (CNCE), cette banque a été mise sousadministration provisoire depuis juin 2015. Vu la persistance des difficultés, le gouvernement ivoirien a décidé, lors du conseil des ministres du 16 mars 2016, d’injecter des fonds publics supplémentaires à hauteur de 35 milliards de FCFA en vue de permettre la continuité de l’exploitation de la CNCE. Le gouvernement justifie cette mesure par le fait que cette banque a le plus vaste réseau bancaire en Côte d’Ivoire avec plus de 130 agences, avec près de 22% de l’ensemble des comptes ouverts en Côte d’Ivoire. Le renflouage était-i la bonne décision à prendre?