État de droit

Politique et justice

Les enquêtes relatives à certaines victimes individuelles ou collectives de violences à caractère politique n’aboutissent presque jamais à la manifestation de la vérité, encore moins à des poursuites pénales. En Côte d’Ivoire, par exemple, l’affaire Kragbe Gnabge, l’assassinat de l’étudiant Thierry Zebie, le viol des étudiantes de la cité universitaire d’Abobo, le coup d’Etat de 1999, le charnier de Yopougon, la guerre de 2002, les assassinats de nombreux citoyens, peu avant, pendant et après cette période, la tuerie des femmes d’Abobo, la bousculade mortelle du stade Houphouët-Boigny, l’accident du bus de la Sotra en 2011, la tuerie des réfugiés du camp de Nahibly, etc. ne sont que quelques exemples de l’incapacité d’une nation à faire la lumière sur certaines grandes tragédies. Ces exemples qui illustrent notre propos existent partout en Afrique. Que dire alors de la justice ordinaire concernant le citoyen lambda ?

Maroc : l’affaire Galvan, symptôme de réformes inachevées

Au-delà de l’indignation qu’a suscité la grâce royale touchant le pédophile de nationalité espagnole et d’origine irakienne, Daniel Galvan, violeur de 11 mineurs marocains ; et en dépit de la publication tardive d’un communiqué royal et l’annulation de la décision de grâce, cette affaire soulève plusieurs doutes sur le bon fonctionnement de la monarchie marocaine, qui ne cadrent pas avec la récente réforme constitutionnelle.

Et pendant ce temps dans le Golfe…

Les chancelleries occidentales ontenfin - vivement condamné la répression brutale à l’encontre des partisans des Frères musulmans en Égypte par une armée qui, chaque jour, montre toujours davantage son vrai visage d’oppresseur anti-démocratique. Elles ont été moins émues, semble-t-il, par l’oppression qui règne dans les monarchies du Golfe.

Madagascar : les coûts de la crise politique

L’instabilité politique est assurément l’une des principales contributions de Madagascar à l’histoire politique de l’Afrique de ces quatre dernières années. La grande île fait en effet depuis 2009 l’objet d’une  longue crise politique largement entretenue par les « egos » des principaux protagonistes