État de droit

Afrique du Sud : l’inflation législative menace l’État de droit

Dossiers de couleur- Hyperinflation legislative

L’idée selon laquelle une législature n'est efficace que si elle adopte de nombreuses lois en peu de temps doit être contestée. La qualité d'une assemblée législative ne peut pas dépendre du volume de lois produites. La grande quantité et la piètre qualité des lois émanant du Parlement sud-africain sont inquiétantes. Aucune personne ordinaire ne peut espérer en maitriser les contours du fait de cette hyperinflation de textes. Dans un tel contexte, comment parler d’État de droit ?

Bénin : une nouvelle Cour qui menace l’état de droit

La création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), suscite moult critiques au Bénin. Plusieurs professionnels du droit estiment que la loi portant création de la CRIET désorganise la structure de l’appareil judiciaire national, et les principes basiques d’un procès pénal sont violés en sa mise en œuvre. Des accusations que l’Exécutif béninois tente de rejeter. La loi sur la CRIET menace-t-elle vraiment l’état de droit au Bénin ?

Afrique : le contrat social à l’agonie

En Afrique, les pays constamment en proie aux troubles sociaux sont les plus pauvres. L’origine de ces troubles n’est pas que d’ordre économique d’autant que le continent est  potentiellement très riche économiquement. Une explication complémentaire à l’origine de ces troubles doit être cherchée ailleurs, notamment dans les rapports politiques entre le peuple et ses représentants, rapports marqués par la non concordance entre ces deux grandes « entités ».

Afrique du Sud : Zuma est-il au dessus des lois ?

Le 1er novembre 2011, en s’adressant à une séance commune de l'Assemblée nationale et du Conseil national des provinces, le président Zuma a exprimé son inquiétude au sujet des « tribunaux» qui semblent jouer un rôle « au-dessus » de celui des représentants élus par le peuple. Le Parlement et l'exécutif, a-t-il dit, ont été élus pour représenter la volonté du peuple ; les tribunaux, avec des juges non élus, ne représentent pas directement les populations. Les différends politiques, a-t-il proclamé, devraient donc être résolus politiquement.

Pas de décollage africain sans État de droit

Après avoir été qualifiée de continent perdu, l'Afrique a eu une bonne presse ces derniers temps. Certes, les revenus sont en hausse et donc le niveau de vie est en amélioration. Mais, le continent peut-il avancer sur la voie de la prospérité? D’évidence, cela dépendra en grande partie de l'évolution des institutions africaines. La croissance à long terme nécessite le bon fonctionnement de l’état de droit qui assure, de manière rapide et fiable, la sécurité des personnes et de leurs biens. Malheureusement, l'Afrique a encore un problème avec l’État de droit.