Safiatou Ouattara

CEI en Côte d’Ivoire: le pouvoir prépare-t-il un braquage électoral ?

Braquage électoral en préparation en Côte d'Ivoire?

La loi réformant la Commission Electorale Indépendante (CEI) a été adoptée par l’Assemblée nationale (124 voix contre 78), le 30 juillet dernier. La commission centrale de la CEI, passe de 17 à 15 membres et sera composée d’un représentant du chef de l’État, d’un du ministère de l’Intérieur, d’un du Conseil national de la magistrature, de six représentants de la société civile, de trois représentants du parti au pouvoir et, enfin, de trois autres pour les partis de l’opposition. Une réforme dénoncée à la fois par l’opposition mais aussi de larges composantes de la société civile ivoirienne. Ont-ils raison de contester la nouvelle CEI?

Ivoirité: le retour du serpent de mer!

Le concept d'ivoirité est de retour en Côte d'Ivoire

Le 05 juin dernier, au cours d’une rencontre à sa résidence à Daoukro, avec une délégation du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), le président du PDCI et ex chef d’Etat, Henri Konan Bédié, a dénoncé les conflits communautaires, l’orpaillage clandestin et une fraude sur l’identité à Abobo (fief du parti présidentiel à Abidjan) pour fausser l’issue de la présidentielle. Il a affirmé que tout est fait pour que les Ivoiriens deviennent étrangers dans leur propre pays, réveillant ainsi les anciens démons. Pourquoi ce retour du concept polémique de l'ivoirité?

Côte d’Ivoire : le sénat victime de la guerre politique

L’une des réformes apportée par la Constitution du 08 novembre 2016 est la création d’un Sénat. Le Parlement de Côte d’Ivoire devient donc bicaméral. Aux termes de l’article 87 de la Constitution, le Sénat a pour mission de représenter les collectivités territoriales et les Ivoiriens de l’extérieur. La raison d’être de cette institution est légitime, néanmoins, il importe de s'interroger sur  les motivations sous-jacentes de sa mise en place de manière aussi empressée au prix d'entorse à la norme fondamentale.

3ème mandat : Ouattara se tire une balle dans le pied !

En Côte d’Ivoire, l’idée du 3ème mandat du président Alassane Ouattara fait son bonhomme de chemin. Depuis la promulgation de la Constitution du 08 novembre 2016, la presse ivoirienne relaie de façon récurrente des informations relatives à cette thèse défendue par une poignée de cadres du parti présidentiel, le Rassemblement des Républicains (RDR).

Côte d’Ivoire : le parti unifié menace la démocratie

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), coalition politique au pouvoir, a été créé, le 18 mai 2005, par Alassane Ouattara, président du Rassemblement des Républicains (RDR) et Henri Konan Bédié, président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).  Le but de cette union était de gagner la présidentielle face au président Laurent Gbagbo, ce qui a permis à Ouattara de remporter le deuxième tour de la présidentielle de 2010 et de gouverner avec le PDCI. Depuis un certain temps, les deux leaders du RHDP voudraient en faire un parti politique unifié malgré des oppositions en interne, ce qui constitue une menace pour la démocratie.