Kassim HASSANI

Égypte : Faut-il sacrifier la démocratie au nom de la stabilité ?

Le 14 février 2019, 486 députés égyptiens sur 596 ont donné leur accord pour le projet d’amendement de la Constitution de 2014 actuellement en vigueur. Parmi les amendements proposés : faire passer la durée du mandat présidentiel de quatre à six années, renouvelable une fois. Ceci permet au Président Abdel Fattah Al-Sissi de rester au pouvoir jusqu’en 2034 et d’étendre les pouvoirs présidentiels. Cette réforme est justifiée par le souci de stabiliser le pays, mais qu’en est-il vraiment ?

Afrique : Comment les dictateurs endorment leurs peuples

Les dictateurs africains ne sont pas à court d’ingéniosité pour développer le culte de leur personne. Le dernier en date est le président burundais Pierre Nkurunziza qui a été élevé au rang de « Guide suprême éternel ». Ce faisant, il s’inscrit dans la tradition d’un certain nombre de dictateurs comme Jean-Bedel Bokassa, Muammar Kadhafi, ou Mobutu qui ont été également féconds en matière d’initiatives et stratagèmes pour prendre l’ascendant sur le peuple et se maintenir au pouvoir. Si la responsabilité des dictateurs est manifeste, celle des peuples, « adhérant » à leurs stratagèmes, n’est pas à éluder. Comment alors, les dictateurs africains manipulent-ils leurs peuples ? 

Égypte : l’éducation pour prévenir l’extrémisme violent

En Égypte, le Général Al-Sissi présidera encore pendant 4 ans aux destinées d’un pays où les enjeux sécuritaires liés à l’extrémisme violent sont plus que jamais d’actualité. Cette situation n’est pas sans lien avec le chômage et interpelle le système éducatif en Egypte d’ailleurs classé en queue de peloton sur 140 pays pour la qualité de son éducation. Sur quels leviers le Président doit-il agir pour résorber ces fléaux interdépendants ?

Crise politique au Togo : Comment sortir du labyrinthe ?

Au Togo, après 8 mois de crise sociopolitique, le pouvoir et l’opposition se sont accordés pour la première fois en février dernier afin d’entamer des pourparlers sous la houlette d’un facilitateur, le Président ghanéen Nana Akufo-Addo. Alors qu’une feuille de route pour le déroulement du dialogue a été adoptée le 18 février, laissant entrevoir une sortie de crise, tout est de nouveau dans l’impasse comme lors des précédentes crises. Comment en est-on arrivé là et pourquoi les précédentes solutions ont-elles échoué? Quelles solutions pour sortir de la crise au Togo et éviter un éternel recommencement ?

Corruption en Afrique : la thérapie par l’exemple.

Lors du 30ème sommet de l’Union Africaine de janvier 2018 à Addis Abeba, les dirigeants africains se sont assignés de faire de la lutte contre la corruption, l’un des principaux défis. Cependant cet élan volontariste, soulève de nombreuses interrogations car, si la majorité des chefs d’Etat africains se disent contre la corruption, ils restent encore nombreux à en faire usage au quotidien. L’augmentation constante du nombre de dirigeants englués dans des scandales de corruption prouve que la corruption n'est plus seulement un dysfonctionnement de la gouvernance, mais est devenue un mode de gouvernance. Comment  en sortir?