Asmaa Bassouri

Transition en Tunisie : Dilemme justice versus réconciliation

Alors que le processus de justice transitionnelle en Tunisie avait franchi de grandes

Tunisie : usage sain ou détourné de l’état d’urgence ?

« Si des attentats similaires à ceux de Sousse ou du Bardo venaient à être perpétrés, l'État disparaîtrait. » C’est en ces termes que le Président tunisien Béji Caïd Essebsi, déclara mordicus l’état d’urgence, le 4 juillet 2015, huit jours après l’attaque terroriste de Sousse, et qui constitue de loin l’attentat le plus meurtrier de l’histoire contemporaine de la Tunisie, avec un bilan de 39 morts et 38 blessés. Décrété donc suite à la menace terroriste, l’état d’urgence serait-elle une décision sage ou au contraire inopportune ?